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15 décembre 2017

Il a relancé sa passion des sports d’endurance chez-nous

Tony O’Keeffe : Ironman et Ultraman de Mont-Tremblant

Yves Rouleau , journaliste

Tony O’Keeffe, champion du monde de catégorie d’âge de l’Ironman 70,3 et de l’Ultraman.
Tony O’Keeffe, champion du monde de catégorie d’âge de l’Ironman 70,3 et de l’Ultraman.
© Photo L'Information du Nord - Yves Rouleau

Le Tremblantois Tony O’Keeffe vient d’atteindre le sommet de son art au milieu de la cinquantaine. L’athlète d’endurance a remporté coup sur coup le Championnat du monde de sa catégorie d’âge de l’Ironman 70.3 et le Championnat du monde Ultraman, un triathlon extrême sur une distance encore plus grande et plus exigeante que l’Ironman (515 kilomètres)

L’athlète amateur qui vient d’avoir 56 ans a remporté le Championnat du monde de l’Ironman 70.3 chez les 55-59 ans en septembre et le Championnat du monde Ultraman des 50-59 ans à la fin du mois de novembre dernier. Il a en outre terminé 4e du classement général de cette série.

« Je n’ai jamais été en aussi bonne forme que maintenant. C’est certain que c’est plus facile pour moi de bien m’entraîner maintenant que j’ai pris ma retraite. Il y a aussi le facteur expérience. Je ne compte plus le nombre d’épreuves auxquelles j’ai participé », dit le lieutenant-colonel retraité des Forces armées canadiennes.

Natif de Montréal, Tony O’Keeffe n’a cessé de se déplacer au gré de ses assignations. Son dernier mandat a été réalisé pour le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (acronyme mieux connu de NORAD) au Colorado.

Grave accident d’entraînement

C’est aussi là, en 2011, que l’officier de l’armée a vécu une des pires expériences de sa vie qui aurait pu lui être fatale. Il est entré en collision avec un camion pendant une séance d’entraînement à vélo. Il a subi plusieurs fractures aux jambes et a par la suite passé six mois en convalescence et en réhabilitation.

« Dans ma tête, c’est certain que j’allais recommencer à compétitionner. Mais au début l’immobilité affectait beaucoup mon moral », explique-t-il.

Un coup de téléphone du producteur de l’Ironman de Mont-Tremblant, Dominique Piché, s’est avéré une planche de salut pour lui. La sœur de Tony, une résidente de villégiature de Mont-Tremblant, avait mis les deux hommes en contact. Dominique Piché a par la suite invité l’athlète tout juste rétabli de ses graves blessures à participer au premier Ironman de Mont-Tremblant en 2012. Tony a accepté et c'est ainsi que s'est noué une solide amitié entre les deux hommes.

Depuis lors, Tony O’Keeffe a participé à l’Ironman de Mont-Tremblant chaque année. L’an dernier, il a accepté de devenir assistant à la direction technique de l’événement. « C’était la première fois que je me retrouvais de l’autre côté de la clôture. Je compte bien continuer dans cette veine. C’est une belle façon de redonner au sport qui m’a procuré tellement de satisfaction », affirme-t-il.

Meilleur que jamais

Tony O’Keeffe n’était pas tout jeune lorsqu’il a touché aux courses d’endurance pour la première fois. C’est à l’aube de la trentaine lorsqu’il a participé à son premier triathlon, une expérience qu’il a tout de suite aimée.

Quelques mois plus tard, il participait à sa première épreuve Ironman avec un succès qui l’a étonné lui-même, dit-il. Les compétitions d'endurance de tous genres se sont succédé à un rythme régulier par la suite et les succès aussi. Il a gagné dans sa catégorie d’âge à l’épreuve Ultraman à six reprises.

« Modestement, je ne crois pas avoir fait beaucoup de mauvaises courses au cours des 10 dernières années. Ce sport, c’est une question de force mentale et de préparation. Si vous êtes bien préparé, ça devient une question de force mentale qui s’accroît avec l’âge », dit-il.

Maintenant qu’il est retraité de l’armée, Tony O’Keeffe est un compétiteur encore plus redoutable. « Je peux m’entraîner beaucoup mieux et, surtout, c’est plus facile de récupérer entre les compétitions », mentionne-t-il.

Alors qu’il était encore au service de l’armée, l’entraînement était une sorte de tour d’acrobate, se souvient-il. « Je ne crois pas m’être rendu une seule fois au travail en automobile ou en autobus au cours de mes 20 dernières années. Je prenais ma bicyclette ou je courais. Me rendre et revenir du travail, c’était mon temps pour m’entraîner », explique-t-il.

Va-t-il s’arrêter un jour? « Je vais ralentir comme tout le monde, mais pourquoi est-ce que m’arrêterais ce qui me passionne », mentionne le Tremblantois.

D’autant plus que sa conjointe Jacqueline Cowley prend autant de plaisir que lui à l’accompagner dans ses différentes compétitions. « Elle est ma capitaine d’équipe. Elle s’occupe de tous les détails logistiques. Elle m’accompagne aussi lorsque je m’entraîne. Je suis vraiment privilégié », dit-il.

 

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