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Rien ne s'arrange pour Sylvie Alarie


Publié le 9 mai 2017

Sylvie Alarie se dit courageuse, mais jamais n'a-t-elle été aussi près du découragement.

©TC Media – Yves Rouleau

Les difficultés s'empilent pour Sylvie Alarie, cette Tremblantoise qui a été victime d'une agression au couteau de la part de son frère qui souffre de troubles mentaux graves, en janvier 2016.

Dans l'espoir d'enfin tourner la page sur ce tragique événement survenu à Mont-Tremblant, elle s'est récemment mise en quête d'un nouveau logement. Mais voilà qu'elle se bute à de grandes difficultés. Elle pense que les gens ont peur pour eux-mêmes de ce qui pourrait survenir.

Selon elle, dans une petite communauté, chacun la reconnaît et est au courant de son histoire, ce qui n'est pas pour lui faciliter les choses.

Ces derniers jours, elle pensait bien avoir trouvé la demeure idéale. Tout était pratiquement réglé, lorsque les propriétaires l'ont informée que puisqu'ils sont foyer d'accueil, on leur avait conseillé de ne pas lui louer les lieux.

Sylvie Alarie ne leur avait pas fait de cachette des événements violents récents, car de toute façon ils l'auraient appris s'ils ne le savaient pas déjà, croit-elle. «Je ne peux même pas les blâmer. La vérité c'est que je les comprends», reconnaît-elle.

Attachée à sa région

Des personnes lui conseillent de quitter la région, d'aller refaire sa vie loin ailleurs. «J'ai toujours vécu dans cette région-ci. Ma fille qui a besoin de moi vit ici. J'ai un médecin de famille et ma psychothérapeute dans la région. Je ne me vois pas recommencer à zéro ailleurs où je ne connaîtrais personne», mentionne-t-elle.

Elle se dit submergée de témoignages de sympathies de la part des gens, mais en contrepartie l'aide concrète se fait rare.

Sylvie Alarie reste évidemment traumatisée par l'attaque dont elle a été la victime et elle est remplie de doute sur la capacité de réinsertion sociale de son frère. Cette crainte est omniprésente et l'empêche de trouver le sommeil ces jours-ci puisque le cas de l'agresseur doit être étudié par la Commission d'examen des troubles mentaux et pourrait (c'est une des possibilités) mener à la réintégration en société pour le patient de l'aile psychiatrique de l'hôpital de Rivière-Rouge.

S’il devait être libéré, il est hors de question pour elle de demeurer dans son logement actuel. Mais encore faut-il qu’une âme charitable accepte de la prendre comme locataire.

«Y-a-t-il quelqu'un, quelque part qui peut m'aider. J'ai quasiment besoin d'un miracle», lance Sylvie Alarie, comme un cri du cœur.