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12 janvier 2018

À la salle Alphonse-Desjardin

Gray Rocks revit le temps d’une exposition

Yves Rouleau , journaliste

Colette Légaré, à l’avant-plan, et Jocelyne Patry, de la Société du patrimoine Sopabic ont eu fort à faire pour choisir des meilleures parmi quelque mille photos se rapportant à Gray Rocks.
Colette Légaré, à l’avant-plan, et Jocelyne Patry, de la Société du patrimoine Sopabic ont eu fort à faire pour choisir des meilleures parmi quelque mille photos se rapportant à Gray Rocks.
© Photo L'Information du Nord - Yves Rouleau

Gray Rocks va revivre pendant trois semaines grâce à une exposition de la Société d’histoire Sopabic de Mont-Tremblant

L’organisme concrétise son projet d’une exposition de photos et d’articles, le tout assorti de témoignages audiovisuels de ce complexe de villégiature intimement lié à l’histoire de Mont-Tremblant (Saint-Jovite) et de la région. L’exposition nommée très à propos "Revivre Gray Rocks" se tiendra à la salle Alphonse-Desjardins du 19 janvier au 4 février (du jeudi au dimanche).

Jocelyne Patry et Colette Légaré ont rencontré L’Information du Nord dans le cadre d'une entrevue afin de mettre le public en appétit relativement à cette prochaine exposition.

« Il fallait que cet événement ait lieu pour rappeler Gray Rocks à la mémoire collective », indique Mme Patry.

Le public pourra se délecter d’une cinquantaine de photos illustrant l’évolution du centre au fil des ans, en plus de différents articles aussi particuliers que la vaisselle et même des chaises utilisées à l'hôtel mythique. Par surcroît, les visiteurs se verront replongés dans leurs souvenirs à travers la diffusion des témoignages enregistrés mettant en présence Renée Giroux, Vincent et Robert Laferrière, Roger Lavigueur et sa conjointe Marney et d'autres, tous d'anciens employés.

« Il n’a pas été difficile de trouver des photos, des articles ou encore des témoignages », reconnaît Colette Légaré. « Gray Rocks est tellement lié à notre histoire. Chez certaines familles locales, ce sont trois générations qui ont travaillé à Gray Rocks. Des gens y ont noué des liens d’amitié d'une vie, d'autres y ont rencontré leur futur conjoint ou ont célébré leurs noces sur les lieux. Des familles ont vu les parents et ensuite tous les enfants travailler là », souligne-t-elle.

La présidente de Sopabic a elle-même des liens très forts avec le centre de villégiature. « J’ai skié à Gray Rocks régulièrement, mes enfants y ont tous appris à faire du ski et mon fils y a même été moniteur sur les pentes», explique-t-elle.

Facile et difficile

L’exposition du Gray Rocks a été à la fois facile et difficile à mettre sur pied, relatent les organisatrices. Facile à cause de la grande quantité de photos et d’articles d’excellente qualité ou bien conservés des lieux. Difficile, parce que ce qu'il fallait faire un choix..., souligne les deux femmes qui ont joué un rôle clé dans la tenue de l'exposition.

« Sopabic a hérité d’un très grand nombre de photos en excellente condition et remise en état par le photographe Vincent Provost, lors de la fermeture en 2009 », rappelle Mme Légaré.

De plus, le grand nombre de résidents de la région ayant été associé au complexe facilitait la quête de documents.

« Nous avons dans nos archives plusieurs disques compacts de photos, plus de mille en fait », mentionne Colette Légaré.

Des innovateurs

Les origines de l’hôtel Gray Rocks remontent à 1905. C’est un couple d’immigrés de l’état du New Hamphire, George et Lucile Aldridge Wheeler, qui ont d’abord ouvert une auberge avec quelques chambres et repas sur le bord du lac Ouimet. Au fil des ans et à travers trois générations de la famille (qui compte entre autres en Lucille Wheeler, une ancienne médaillée olympique de ski alpin) ont fait grandir le complexe régulièrement pour y inclure éventuellement des pentes de ski, des courts de tennis et des terrains de golf.

« Les Wheeler ont été de grands innovateurs par le biais du Gray Rocks. Ils ont été les premiers à ouvrir un complexe de villégiature dans les Laurentides, les premiers à installer des T-bars, des remontes-pentes, des canons à neige, ce sont eux qui ont ouvert le premier terrain de golf et mis sur pied la première école de ski, rappelle Jocelyne Patry. Ils ont aussi été les précurseurs du séjour de vacances tout inclus. En Réal Charrette, ils ont embauché le premier directeur d’école de ski d’origine canadienne au pays », mentionne-t-elle.

Et voilà maintenant que le Gray Rocks et la famille Wheeler seront les premiers à être mis en vedette dans le cadre d'une exposition sur le thème de la villégiature dans les Laurentides…

Galerie de photos

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Yves Rouleau , journaliste

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