Le doyen des villégiateurs de la région s’éteint


Publié le 13 janvier 2017

Feu Paul Dubé (à droite), posé lors de son 105e anniversaire en compagnie de son fils, Jacques.

©TC Media – Mario Beauregard

Paul Dubé, le plus vieux villégiateur de Saint-Faustin-Lac-Carré –et probablement de la région toute entière – est décédé le 5 janvier à l’âge de…107 ans.

Né le 6 octobre 1909 dans le village de Côte-des-Neiges, sur l’île de Montréal, et résidant de Laval depuis 1959, Paul Dubé avait cependant une longue histoire d’amour avec la région. Celle-ci a commencé par son mariage en 1930 avec Martine Léonard, originaire de Saint-Jovite. Lors de la rencontre de M. Dubé avec le journal, pour son 105<V>e<V> anniversaire, il avait raconté l’histoire de leur rencontre: « On s’est connu à Montréal, mais le père de Martine était parti vivre à Ferme-Neuve. Il a donc fallu que je monte là-bas pour lui demander la main de sa fille. Je l’ai trouvé très compréhensif: même si c’était la Grande Dépression, il n’a pas suggéré, comme plusieurs autres, qu’on retarde notre mariage. »

M. Dubé est ensuite venu travailler dans les Laurentides de 1935 à 1940: il a participé à la construction de la route 117, reliant l’Abitibi à Mont-Laurier. Mais c’est dans les années 1950 qu’il a vraiment adopté les Laurentides comme son deuxième chez lui, en acquérant un terrain au lac Sauvage. Son chalet s’est agrandi avec les années et jusqu’à tout récemment, il y passait encore 4 jours par semaine l’été, s’y rendant lui-même au volant de sa rutilante Mercedes. Il s’enorgueillissait d’ailleurs d’être le plus vieux conducteur enregistré au Québec.

@ST:Un souvenir impérissable

@R:C’est à l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal, le 5 janvier, que celui que plusieurs qualifiaient de « force de la nature » a fermé ses yeux pour la dernière fois, à l’âge de 107 ans et trois mois. Il laisse dans le deuil son fils Jacques, l’épouse de celui-ci et celles de ses deux autres garçons, partis avant lui. Il avait également encore un frère et une belle-sœur, de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants, ainsi que de nombreux parents et amis. C’est à Laval qu’il a été exposé, le vendredi 13 et le samedi 14 janvier.

Tel qu’écrit dans sa nécrologie, publiée dans le journal La Presse, « Il va nous manquer à tous … sa vitalité débordante, son humour, sa résilience, son désir de poursuivre ses rêves, son sens des affaires et son audace. Il aura vécu pleinement jusqu’à la toute fin. »