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9 novembre 2016

Nouvelle initiative charitable dans les Laurentides

Des boîtes à chaussures pour les femmes victimes de violence conjugale

Les résidentes de Mont-Tremblant Katja Leccisi et Linda Biron ont trouvé une façon originale d’aider leur prochain dans le temps des Fêtes. Elles invitent la population à se joindre à leur initiative.
Katja Leccisi et Linda Biron, les coordonnatrices locales d’Opération Boîte à Chaussures, chapitre des Laurentides.
Katja Leccisi et Linda Biron, les coordonnatrices locales d’Opération Boîte à Chaussures, chapitre des Laurentides.
© TC Media – Maxime Coursol
Les résidentes de Mont-Tremblant Katja Leccisi et Linda Biron ont trouvé une façon originale d’aider leur prochain dans le temps des Fêtes. Elles invitent la population à se joindre à leur initiative.

Leur projet, c’est de tenir dans les Laurentides une Opération Boîte à Chaussures. Ce concept, né au Canada, a été créé par la fille de l’ex-Premier ministre du Canada Brian Mulroney et ses trois belles-sœurs. Il est assez simple: remplir, pour une valeur de 50$, une boîte à chaussures avec des petits luxes que les femmes apprécient, puis décorer la boîte et la remettre à un organisme de bienfaisance s’adressant aux femmes.

Au Québec, il n’y avait d’abord qu’un seul chapitre d’Opération Boîte à Chaussures, à Montréal. Puis, ce printemps, Katja Leccisi a lancé l’idée d’en démarrer un deuxième, ici dans les Laurentides.

« Je travaille comme nutritionniste, explique-t-elle, et mon travail se passe surtout dans la communauté, notamment à L’Ombre-Elle, un refuge pour femmes violentées à Sainte-Agathe. J’avais envie de soutenir cette cause, et comme j’avais du temps, j’ai suggéré à quelques amis de venir m’aider à faire des boîtes pour la fête des Mères. »

Les huit boîtes remises à L’Ombre-Elle ont été fort bien accueillies, et Katja a décidé de créer un chapitre formel d’Opération Boîte à Chaussures pour continuer dans cette voie.

Quatre refuges desservis

Son amie Linda Biron a accepté de l’appuyer là-dedans, et le chapitre a pris de l’ampleur. Il dessert maintenant quatre refuges pour femmes victimes de violence conjugale, à Maniwaki, Mont-Laurier, Sainte-Agathe et Saint-Jérôme.

Avec l’approche des Fêtes, les deux coordonnatrices se sont fixé l’objectif de récolter 40 boîtes, donc 10 par refuge, d’ici le 4 décembre. Elles font appel à la générosité des citoyens, des familles, des divers regroupements communautaires et des entreprises.

« Les gens peuvent même se mettre en commun pour faire une boîte. N’importe quel article peut y être placé, du revitalisant pour cheveux à un journal intime en passant par du maquillage ou une paire de mitaines », soutient Linda.

Katja croit de con côté que ce peut être une belle occasion de conscientiser ses enfants à la misère d’autrui. « On peut expliquer aux enfants que la violence conjugale existe tout en remplissant une boîte avec eux et en la décorant. Ils peuvent même y glisser un dessin avec un mot d’encouragement, pour qu’ils puissent participer et apprendre que c’est important de redonner aux autres. »

Où aller porter ses boîtes

Les participants à l’Opération Boîte à Chaussures peuvent déposer leur boîte, une fois remplie, à un des quatre points de chute suivants, tous à Mont-Tremblant:

-le Studio Sacred Space (1069, chemin du Village)

-le Garage Matte (1950, chemin du Village)

-Rona Forget (302, rue de Saint-Jovite)

-la Bibliothèque Samuel-Ouimet (1145, rue de Saint-Jovite).

On peut aussi joindre les coordonnatrices locales à l’adresse courriel mont-tremblant@shoeboxproject.com.

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