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20 novembre 2017

Sur la lancée du 50e anniversaire du Patriote

Michel Rivard et ses chansons dans le creux de l’oreille!

Par Danielle Cloutier. Il n’y avait rien de creux ce 16 novembre au Patriote. Au contraire, la salle était pleine à craquer, la plénitude se sentait au quart de tour et l’immense talent de notre ami Rivard nous comblait les oreilles de titres connus, aimés et désirés.

Michel Rivard a livré une prestation acoustique qui en a ravi plus d’un.
Michel Rivard a livré une prestation acoustique qui en a ravi plus d’un.
© Photo gracieuseté – Jean Lacombe

Michel Rivard a ce doux bonheur de ne pas vieillir. Sa présence dans le cadre des spectacles cadeaux du 50e anniversaire du Patriote ne surprend pas du tout. Il avait 15 ans quand le Patriote est né. Il traversait une adolescence qui allait, on s’en doute, donner le ton à son ascension parmi les grands des grands. D’ailleurs, lui-même célèbre cette année ses 40 ans de vie artistique. Encore tout fringant et alerte, manifestement toujours aussi à l’aise sur scène, le jeune homme sans âge n’a rien perdu de son incroyable charisme qui attire et envoûte. Impossible de résister. Dès le premier sourire, tout le monde est conquis.

Il accueille avec Tout va bien, cet appel à l’empathie humaine et, pourquoi pas, sociale. Revisitée, la chanson popularisée via Beau Dommage, devient l’étincelle qui allume toute la salle. Un brasier de voix s’élève. Le feu n’est pas mort. Il ne pourra jamais s’éteindre. Si Rivard présent un show acoustique solo, rarement au cours de la soirée, il ne chatera seul. Tour de force quand on réalise avec quelle maîtrise il contrôle la salle. S’il a ralenti des tempos pour les rendre plus doux au creux de l’oreille, il a aussi baissé la fréquence de certaines octaves pour en adoucir l’harmonie. Du gâteau!

Comme un Roi de rien

Un clin d’œil à Félix Leclerc dont il emprunte le costume, Michel Rivard en a profité pour livrer trois chansons inédites : Tombé du ciel, Mimer l’amour et Un soir de semaine en 1957. Époustouflantes, criantes de vérité, ces chansons biographiques tellement sensibles et belles (autant par les paroles que la musique) relèvent du chef d’œuvre. Purement et simplement. Les mots sont là, ils pourraient tout aussi bien parler de chacun de nous, et la musique devient un tapis volant qui voltige et surfe dans le temps. Michel fignole, Rivard compose. Assurément qu’il se prépare quelque chose d’inédit pour bientôt. S’il tient les mots en poésie et livre sa musique en virtuose de la guitare, Michel Rivard est beaucoup plus que Beau Dommage. Il est l’âme de toute une époque qui nous susurre à l’oreille combien « tout était beau ».  Avec un peu de recul, on le croit.

Si Rivard ne peut cacher son plaisir de retrouver la scène du Patriote, il a sûrement capté tout ce bonheur que nous ressentions de le revoir. Ça flottait dans l’air. Comme un Roi de rien, il a su créer un royaume intimiste dans lequel une Complainte du phoque en Alaska est restée intemporelle. Beau Dommage à l'honneur, Michel Rivard dans les cœurs... et ça passe par le creux de l'oreille!

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