Des Supérois pensent avoir trouvé une alternative au bac brun

Le cône vert


Publié le 19 avril 2017

Louis Demers montre le fonctionnement extérieur du cône vert. On n'a qu'à ouvrir le couvert avec loquet et y jeter les résidus. En fait, outre le cône qui doit être placé au soleil pour absorber le plus de chaleur possible, c'est le panier-fosse sous la terre qui est l'élément principal du dispositif. C'est dans cette fosse que s'effectue le compostage naturel.

©Photo TC Media _ Yves Rouleau

Des résidents de Lac-Supérieur pensent avoir trouvé une bonne solution à la disposition des déchets domestiques. Il s'agit du cône vert, un dispositif installé sur sa propriété, en surface et sous le sol, pour le compostage des déchets domestiques.

Les Supérois n'ont pas inventé le produit, mais des résidents du chemin des Groseilles le mettent à l'essai depuis quelques mois et ils sont emballés.

«C'est un concept simple qui marche bien», indique Simon Legault qui a convaincu plusieurs de ses concitoyens de mettre le cône vert à l'essai.

Le terme cône vert vient de ce que la partie saillante du dispositif est un cône de couleur verte d'environ deux pieds de diamètre (60 centimètres). Celui-ci sert à identifier le dispositif autant qu'à accroître la chaleur dans une fosse d'environ deux pieds de profondeur (60 centimètres) dans le sol. C'est dans cette fosse, par un couvert au sommet du cône, que les déchets résiduels sont lâchés. Le compostage s'effectue naturellement dans le panier troué qui sert de fosse souterraine.

«C'est vraiment très efficace. La clé c'est d'installer le dispositif bien au soleil pour un meilleur rendement», explique Simon Legault.

«La construction est facile et ça ne nuit pas du tout à l'esthétique de la propriété», soutient pour sa part Louis Demers, un Supérois qui a mis le dispositif à l'essai.

Les fabricants assurent que la plupart des déchets sont transformés en eau et en dioxyde de carbone. Le compost lui n'aura à être délesté qu'après quelques années.

En réalité, certains usagers ont trouvé que la fosse pouvait se remplir assez rapidement, indique Simon Legault. Néanmoins, l'élimination naturelle fonctionne. À la rigueur, le compost pourrait être vidé périodiquement. On pourrait encore construire une fosse plus grande ou aménager plus d'un dispositif cône vert sur sa propriété, explique-t-il.

Le cône vert reçoit une bonne note unanime

Simon Legault a installé lui-même son cône vert avec un ami. «La plupart des gens pourraient le faire tout seuls sans problème», assure-t-il.

M. Legault a pu se procurer le dispositif au coût de quelque 130$, y inclut les taxes.

L'usager Louis Demers dit pour sa part préférer le cône vert au système du bac brun qui avait été mis à l'essai sur le chemin des Groseilles en projet pilote l'été dernier.

«On avait installé un bac brun sur la rue et les gens pouvaient aller y jeter les déchets. Ça sentait mauvais et ça attirait les mouches. Beaucoup de gens n'ont plus voulu l'utiliser», relate-t-il.

Avec le panier-fosse dans le sol et le cône vert hermétiquement fermé, il n'y a pas d'odeur ou de mouches et c'est également à l'épreuve des animaux sauvages, souligne M. Demers.

Un questionnaire distribué aux usagers a relevé un fort taux de satisfaction, affirme Simon Legault. Seuls quelques-uns ont trouvé que la fosse se remplissait un peu vite. Aucun ne s'est plaint de l'esthétique du dispositif. La plupart n'ont jamais eu à vider la fosse après un an d'utilisation ce même si le compostage était moins efficace durant l'hiver, selon les réponses fournies dans le questionnaire.

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