Épilepsie: Karine Brunet veut un groupe de soutien

Maxime Coursol maxime.coursol@tc.tc Publié le 9 mars 2016

Karine Brunet, accompagnée de Nicolas Godon, qui a sculpté dans la glace le ruban mauve, symbole de la sensibilisation à l’épilepsie.

©TC Media – Maxime Coursol

«Pour un épileptique, la vie, c’est comme un cercle de couleur avec une ligne noire en plein milieu. Quand tu arrives dans le noir, tu es déprimé, tu songes même à en finir parfois.»

C’est ainsi que Karine Brunet exprime le sentiment qu’elle éprouve d’être limité par sa maladie. Souffrant d’un stade avancé d’épilepsie, elle ne peut plus travailler et n’a plus de permis de conduire. Elle ne peut même plus aller s’acheter un paquet de cigarettes au dépanneur, «d’un coup qu’une crise frappe et que je tombe sur le bord de la route.»

Elle fait, chaque jour, d’une à sept crises. Elle doit prendre des médicaments aux multiples effets secondaires: hallucinations, problèmes de reins, difficulté à coordonner ses mouvements …la liste est longue.

Karine a rapidement réalisé que les ressources pour venir en aide aux épileptiques étaient manquantes dans les Laurentides. Le regroupement le plus près est à Montréal, où elle ne peut se rendre, puisqu’elle n’a plus de permis de conduire. C’est pourquoi elle a choisi d’en créer un.

«Je me suis fait faire des cartes d’affaires à distribuer. Comme ça, si quelqu’un qui souffre d’épilepsie a besoin d’en parler, ou même ses parents, ils pourraient venir me rencontrer», explique-t-elle.

Commanditaires recherchés

Mais ce que Karine souhaite surtout, c’est trouver des commanditaires pour permettre à de jeunes épileptiques de réaliser leurs rêves. Ceux-ci seraient de nature modeste: acheter un animal de compagnie, passer une journée avec un policier ou un artiste, etc.

Invitée d’honneur du club Richelieu de Sainte-Agathe le 14 mars, elle souhaite que ses membres embarquent avec elle pour offrir de tels rêves aux jeunes.

Karine fabrique aussi des boules de Noël en forme de cupcakes, qu’elle vendra 5$ l’unité dans certains commerces du secteur. Cet argent n’irait pas dans une fondation; Karine aimerait plutôt qu’un organisme existant utilise l’argent recueilli pour soutenir de jeunes épileptiques. Quant aux commanditaires, ce n’est pas de l’argent qu’elle veut d’eux, mais des services, pour aider ceux qui en auraient besoin.

«On a tellement une belle communauté, dans les Laurentides, je pense qu’on peut s’unir et tendre la main aux épileptiques», conclut Karine.

On peut rejoindre Karine Brunet au 819 688-2842.

En manchette

Épilepsie: Karine Brunet veut un groupe de soutien

Maxime Coursol maxime.coursol@tc.tc Publié le 9 mars 2016

Karine Brunet, accompagnée de Nicolas Godon, qui a sculpté dans la glace le ruban mauve, symbole de la sensibilisation à l’épilepsie.

©TC Media – Maxime Coursol


«Pour un épileptique, la vie, c’est comme un cercle de couleur avec une ligne noire en plein milieu. Quand tu arrives dans le noir, tu es déprimé, tu songes même à en finir parfois.»

C’est ainsi que Karine Brunet exprime le sentiment qu’elle éprouve d’être limité par sa maladie. Souffrant d’un stade avancé d’épilepsie, elle ne peut plus travailler et n’a plus de permis de conduire. Elle ne peut même plus aller s’acheter un paquet de cigarettes au dépanneur, «d’un coup qu’une crise frappe et que je tombe sur le bord de la route.»

Elle fait, chaque jour, d’une à sept crises. Elle doit prendre des médicaments aux multiples effets secondaires: hallucinations, problèmes de reins, difficulté à coordonner ses mouvements …la liste est longue.

Karine a rapidement réalisé que les ressources pour venir en aide aux épileptiques étaient manquantes dans les Laurentides. Le regroupement le plus près est à Montréal, où elle ne peut se rendre, puisqu’elle n’a plus de permis de conduire. C’est pourquoi elle a choisi d’en créer un.

«Je me suis fait faire des cartes d’affaires à distribuer. Comme ça, si quelqu’un qui souffre d’épilepsie a besoin d’en parler, ou même ses parents, ils pourraient venir me rencontrer», explique-t-elle.

Commanditaires recherchés

Mais ce que Karine souhaite surtout, c’est trouver des commanditaires pour permettre à de jeunes épileptiques de réaliser leurs rêves. Ceux-ci seraient de nature modeste: acheter un animal de compagnie, passer une journée avec un policier ou un artiste, etc.

Invitée d’honneur du club Richelieu de Sainte-Agathe le 14 mars, elle souhaite que ses membres embarquent avec elle pour offrir de tels rêves aux jeunes.

Karine fabrique aussi des boules de Noël en forme de cupcakes, qu’elle vendra 5$ l’unité dans certains commerces du secteur. Cet argent n’irait pas dans une fondation; Karine aimerait plutôt qu’un organisme existant utilise l’argent recueilli pour soutenir de jeunes épileptiques. Quant aux commanditaires, ce n’est pas de l’argent qu’elle veut d’eux, mais des services, pour aider ceux qui en auraient besoin.

«On a tellement une belle communauté, dans les Laurentides, je pense qu’on peut s’unir et tendre la main aux épileptiques», conclut Karine.

On peut rejoindre Karine Brunet au 819 688-2842.