La Société Alzheimer lance la campagne #EncoreLà

Salle des nouvelles L'Information du Nord infonord.redaction@tc.tc Publié le 12 janvier 2016

Les gens atteints de la maladie d’Alzheimer sont loin de ne plus être actifs.

©TC Media - Archives

Selon la moitié des Canadiens, il n’est pas possible de bien vivre avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. La Société Alzheimer Laurentides entend maintenant changer cette perception négative.

Profitant du Mois de la sensibilisation à la maladie d'Alzheimer, qui dure tout janvier, la Société lance une campagne de sensibilisation, baptisée #EncoreLà. Elle peut compter à la grandeur de la province sur une porte-parole hors pair: Nicole Dumais, proche aidante et conjointe du célèbre Jacques Languirand  atteint de la maladie.

«Il faut dédramatiser la maladie d’Alzheimer et la perception que l’on entretient à son égard, mentionne cette dernière. La vie ne se termine pas avec l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Les personnes atteintes d'une maladie cognitive peuvent continuer de participer à la vie sociale et de contribuer à leur collectivité, à leur propre façon, même lorsque la maladie progresse.»

Des perceptions à changer

Pourtant, ce n'est pas l'opinion de nombreux Canadiens, selon une enquête de Nanos. Celle-ci montre que 47% des personnes interrogées de 18 ans et plus croient qu’il est impossible de bien vivre avec une maladie cognitive. Le Dr Alain Robillard, neurologue et professeur adjoint de clinique à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et à l’Université de Montréal, remet en question les perceptions courantes sur les maladies cognitives.

«Le diagnostic de maladie d’Alzheimer, une fois posé, ne signifie pas automatiquement que le patient affecté cesse subitement toutes ses activités.  Bien au contraire, la plupart de mes patients retournent à leurs activités régulières, mais avec une meilleure compréhension des symptômes qui les affectent. Je répète souvent qu’en sortant du bureau du médecin, le patient n’est pas plus malade qu’en y entrant. Je leur conseille de poursuivre leurs activités, c’est le meilleur moyen de faire face à cette maladie», affirme-t-il.

La campagne #EncoreLà vise justement à dissiper les mythes entourant les maladies cognitives et à encourager le public à voir la personne plutôt que la maladie. Pour y participer, il suffit de visiter le site www.alzheimerlaurentides.com.

En manchette

Vaccin contre la coqueluche: cri du coeur d'une mère sur Facebook

SANTÉ. Les réseaux sociaux sont parfois le meilleur endroit pour faire passer un message qu’on juge d’intérêt public. Dominique Labelle, mère de quatre enfants, s’est tournée vers Facebook pour se confier au sujet de la santé de son fils Nathan. Cet été, son petit a attrapé la coqueluche, une maladie très contagieuse et longue à guérir, qui se prévient à l’aide d’un vaccin.

La Société Alzheimer lance la campagne #EncoreLà

Salle des nouvelles L'Information du Nord infonord.redaction@tc.tc Publié le 12 janvier 2016

Les gens atteints de la maladie d’Alzheimer sont loin de ne plus être actifs.

©TC Media - Archives


Selon la moitié des Canadiens, il n’est pas possible de bien vivre avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. La Société Alzheimer Laurentides entend maintenant changer cette perception négative.

Profitant du Mois de la sensibilisation à la maladie d'Alzheimer, qui dure tout janvier, la Société lance une campagne de sensibilisation, baptisée #EncoreLà. Elle peut compter à la grandeur de la province sur une porte-parole hors pair: Nicole Dumais, proche aidante et conjointe du célèbre Jacques Languirand  atteint de la maladie.

«Il faut dédramatiser la maladie d’Alzheimer et la perception que l’on entretient à son égard, mentionne cette dernière. La vie ne se termine pas avec l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Les personnes atteintes d'une maladie cognitive peuvent continuer de participer à la vie sociale et de contribuer à leur collectivité, à leur propre façon, même lorsque la maladie progresse.»

Des perceptions à changer

Pourtant, ce n'est pas l'opinion de nombreux Canadiens, selon une enquête de Nanos. Celle-ci montre que 47% des personnes interrogées de 18 ans et plus croient qu’il est impossible de bien vivre avec une maladie cognitive. Le Dr Alain Robillard, neurologue et professeur adjoint de clinique à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et à l’Université de Montréal, remet en question les perceptions courantes sur les maladies cognitives.

«Le diagnostic de maladie d’Alzheimer, une fois posé, ne signifie pas automatiquement que le patient affecté cesse subitement toutes ses activités.  Bien au contraire, la plupart de mes patients retournent à leurs activités régulières, mais avec une meilleure compréhension des symptômes qui les affectent. Je répète souvent qu’en sortant du bureau du médecin, le patient n’est pas plus malade qu’en y entrant. Je leur conseille de poursuivre leurs activités, c’est le meilleur moyen de faire face à cette maladie», affirme-t-il.

La campagne #EncoreLà vise justement à dissiper les mythes entourant les maladies cognitives et à encourager le public à voir la personne plutôt que la maladie. Pour y participer, il suffit de visiter le site www.alzheimerlaurentides.com.