L'Écluse à la recherche de financement

L'organisme sort un documentaire

Maxime Coursol maxime.coursol@tc.tc Publié le 13 mai 2015

La directrice de L'Écluse des Laurentides, Émilie Rouleau.

©TC Média – Maxime Coursol

ARGENT. Le documentaire Marche un mille dans ses souliers de L'Écluse a deux objectifs: informer la population de l'existence d'une ressource en travail de rue dans les Laurentides, mais aussi sensibiliser de potentiels bailleurs de fonds.

Avant de lancer la vidéo, lors du visionnement de Mont-Tremblant, la directrice générale de L'Écluse, Émilie Rouleau, et le coordonnateur-formateur Gilles Lamoureux ont tenus à s'exprimer. «Quand j'ai commencé comme travailleur de rue, il y a plus de 30 ans, nous étions cinq au Québec. Aujourd'hui, on en compte 300, a déclaré M. Lamoureux. Avec l'éclatement des familles, c'est un besoin qui, hélas, ira en augmentant encore avec les années.»

«On croit souvent que l'itinérance, la pauvreté extrême, c'est quelque chose qu'on trouve à Montréal, mais ici, dans les Laurentides, on assiste à une augmentation de gens qui sont dans la rue, a pour sa part soutenu Émilie Rouleau. Preuve à l'appui, nous sommes présents à Pointe-Calumet, Saint-Eustache, Boisbriand, Sainte-Thérèse, Saint-Jérôme, Lachute, Saint-Sauveur, Sainte-Agathe, Mont-Tremblant et Mont-Laurier. C'est donc que le besoin est là.»

Mettre les villes dans le coup

Face à ce besoin grandissant dans notre région, l'organisme souhaite poursuivre ses activités et sensibiliser le public aux besoins des plus démunis. Or, le bal des compressions aux gouvernements provincial et fédéral vient mettre en péril le travail de rue. Le tiers du financement de L'Écluse provient d'un programme fédéral, dont les critères sont présentement révisés. Si l'organisme ne rentre plus dans le nouveau cadre de ce programme, elle pourrait se retrouver en sérieuse difficulté financière.

On croit souvent que l'itinérance, la pauvreté extrême, c'est quelque chose qu'on trouve à Montréal, mais ici, dans les Laurentides, on assiste à une augmentation de gens qui sont dans la rue.

Émilie Rouleau, directrice de L'Écluse des Laurentides.

«La situation n'est pas dramatique encore, mais nous sommes dans l'incertitude», reconnaît Émilie Rouleau.

C'est pourquoi elle souhaiterait présenté une partie du documentaire aux élus des diverses municipalités sur le territoire laurentien, afin de les sensibiliser à l'importance de ce qu'ils font pour leurs communautés et obtenir leur appui, tant financier que moral. D'ailleurs, certaines villes ont déjà embarquées dans le projet et contribuent aux activités de L'Écluse sur leur territoire. C'est le cas notamment de Sainte-Agathe-des-Monts.

Du côté de Mont-Tremblant, une rencontre est prévue avec le conseil municipal pour obtenir leur soutien. Ce sera à suivre.

En manchette

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Maxime Coursol maxime.coursol@tc.tc Publié le 13 mai 2015

La directrice de L'Écluse des Laurentides, Émilie Rouleau.

©TC Média – Maxime Coursol


ARGENT. Le documentaire Marche un mille dans ses souliers de L'Écluse a deux objectifs: informer la population de l'existence d'une ressource en travail de rue dans les Laurentides, mais aussi sensibiliser de potentiels bailleurs de fonds.

Avant de lancer la vidéo, lors du visionnement de Mont-Tremblant, la directrice générale de L'Écluse, Émilie Rouleau, et le coordonnateur-formateur Gilles Lamoureux ont tenus à s'exprimer. «Quand j'ai commencé comme travailleur de rue, il y a plus de 30 ans, nous étions cinq au Québec. Aujourd'hui, on en compte 300, a déclaré M. Lamoureux. Avec l'éclatement des familles, c'est un besoin qui, hélas, ira en augmentant encore avec les années.»

«On croit souvent que l'itinérance, la pauvreté extrême, c'est quelque chose qu'on trouve à Montréal, mais ici, dans les Laurentides, on assiste à une augmentation de gens qui sont dans la rue, a pour sa part soutenu Émilie Rouleau. Preuve à l'appui, nous sommes présents à Pointe-Calumet, Saint-Eustache, Boisbriand, Sainte-Thérèse, Saint-Jérôme, Lachute, Saint-Sauveur, Sainte-Agathe, Mont-Tremblant et Mont-Laurier. C'est donc que le besoin est là.»

Mettre les villes dans le coup

Face à ce besoin grandissant dans notre région, l'organisme souhaite poursuivre ses activités et sensibiliser le public aux besoins des plus démunis. Or, le bal des compressions aux gouvernements provincial et fédéral vient mettre en péril le travail de rue. Le tiers du financement de L'Écluse provient d'un programme fédéral, dont les critères sont présentement révisés. Si l'organisme ne rentre plus dans le nouveau cadre de ce programme, elle pourrait se retrouver en sérieuse difficulté financière.

On croit souvent que l'itinérance, la pauvreté extrême, c'est quelque chose qu'on trouve à Montréal, mais ici, dans les Laurentides, on assiste à une augmentation de gens qui sont dans la rue.

Émilie Rouleau, directrice de L'Écluse des Laurentides.

«La situation n'est pas dramatique encore, mais nous sommes dans l'incertitude», reconnaît Émilie Rouleau.

C'est pourquoi elle souhaiterait présenté une partie du documentaire aux élus des diverses municipalités sur le territoire laurentien, afin de les sensibiliser à l'importance de ce qu'ils font pour leurs communautés et obtenir leur appui, tant financier que moral. D'ailleurs, certaines villes ont déjà embarquées dans le projet et contribuent aux activités de L'Écluse sur leur territoire. C'est le cas notamment de Sainte-Agathe-des-Monts.

Du côté de Mont-Tremblant, une rencontre est prévue avec le conseil municipal pour obtenir leur soutien. Ce sera à suivre.