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9 mars 2017

Luc Brisebois contre l'abolition des référendums municipaux

«Ce serait aberrant que les gens perdent cette manière de s'exprimer»

Les maires des deux plus grandes villes de la MRC des Laurentides tombent d'accord pour critiquer l'intention du gouvernement de Québec d'abolir les référendums municipaux.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

Les maires de Montréal et de Québec ont activement milité en faveur de l'abolition de référendums municipaux. L'Union des municipalités du Québec s'est également prononcée pour l'abolition.
Les maires de Montréal et de Québec ont activement milité en faveur de l'abolition de référendums municipaux. L'Union des municipalités du Québec s'est également prononcée pour l'abolition.
© Photo TC Media - archives
Les maires des deux plus grandes villes de la MRC des Laurentides tombent d'accord pour critiquer l'intention du gouvernement de Québec d'abolir les référendums municipaux.

«Ce serait aberrant que les gens perdent cette manière de s'exprimer», indique le maire de Mont-Tremblant Luc Brisebois.

Ce dernier reconnaît que certains des dossiers qui donnent lieu à l'ouverture d'un registre prennent une allure de confrontation, plutôt que de discussion comme il se devrait.

 «Il y aurait peut-être lieu d'augmenter le pourcentage de votes requis à la signature du registre pour que ce soit plus significatif», pense-t-il.

Néanmoins, il affirme en conclusion que les référendums devraient être maintenus au nom du principe de la transparence en démocratie.

Pas un processus contraignant

Pour sa part, le maire de Sainte-Agathe-des-Monts, Denis Chalifoux, estime que l'abolition des référendums «ne serait pas saine pour la démocratie municipale».

Il n'est pas d'accord que les conseillers municipaux, une fois élus, doivent prendre les décisions sans consulter la population. «Ce n'est pas parce qu'on est élu qu'on peut tout faire à sa guise», affirme-t-il.

Le maire de Sainte-Agathe ne trouve pas le processus référendaire contraignant. Selon lui, les conseils municipaux incapables de faire accepter leur projet à la population doivent admettre «qu'ils étaient dans le champ».

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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