Jean-François Lisée en symbiose avec ses partisans

Passage éclair à Nominingue


Publié le 6 février 2017

Le chef du Parti Québécois Jean-François Lisée a pris le temps de répondre aux questions des membres du parti de Labelle dans un style concis.

©TC MEDIA - RONALD MC GREGOR

Plus tôt dans la journée, après les grandes funérailles de Québec, le chef du Parti Québécois a pris l’avion jusqu’à La Macaza, direction Nominingue, pour rencontrer les membres de la circonscription de Labelle. Un moment important de leur assemblée générale annuelle tenue le 3 février.

À son arrivée dans la grande salle de l’Auberge de la Vieille gare, Jean-François Lisée est attendu par son hôte, le député Sylvain Pagé. Le chef serre des mains, lance les sourires à gauche à droite et salue la poignée d’élus et les députés venus à sa rencontre: Claude Cousineau et Marc Boursier.

La soirée s’amorce avec un mot de bienvenue du maire Georges Décarie et un hommage à M. Pagé qui célébrait, il y a quelques mois, ses 15 ans de vie politique. Une œuvre d’art lui est remise de la part de son conseil régional et un mot à l’audience avant de céder la parole à M. Lisée.

Auparavant, le chef a tenu un point de presse hâtif avec les médias régionaux. Il ne s’immisce pas directement dans les dossiers précis qui touchent la région des Hautes-Laurentides, en précisant que son équipe au pouvoir fera les choses différemment et sera à l’écoute des régions, notamment dans les dossiers de l’agriculture, la santé et l'Internet.

Au sujet des services de soins en régions, M. Lisée remarque que les Hautes-Laurentides ne sont pas seules à vivre la décentralisation et que la population doit se mobiliser. Il ajoute que son parti une fois au pouvoir gèlera la rémunération des médecins et versera cet argent dans les soins et dénonce la situation que vivent les malades qui couvrent de longues distances pour se faire soigner.

Nous on veut redécentraliser. On ne veut pas tout redéfaire, faire un traumatisme. Jean-François Lisée, chef du Parti Québécois

«Une des premières choses que l’on va faire à la prise du pouvoir, c’est le décret du cran d’arrêt. Si vous êtes quelque part dans un ministère ou une agence gouvernementale, vous êtes en train de centraliser quelque chose, arrêtez immédiatement. Parce que nous on veut redécentraliser. On ne veut pas tout redéfaire, faire un traumatisme.»

Internet: l’autre vitesse

Comme la MRC d’Antoine-Labelle tient deux consultations publiques au sujet d’Internet haute vitesse la semaine prochaine, la question sur le manque de service qui touche les régions du Québec est à l’ordre du jour. Que fera le Parti Québécois pour avancer ce service de base dans les foyers des régions où la haute vitesse est la vitesse moyenne dans les grands centres ?

«Le rôle de l’état est de s’assurer que ça arrive. Alors, comment s’assurer que ça arrive ? En posant des conditions de couvertures régionales aux entreprises. Est-ce que c’est en permettant la formation de coopératives locales qui deviendraient propriétaires du service ? Il y a plusieurs façons de le faire. C’est sûr que le gouvernement du Parti Québécois s’assurerait qu’assez rapidement tout le monde soit égal devant la haute vitesse et cela veut dire agir pour que le service soit disponible.»

Enfin, lors de la période de questions, le premier interlocuteur demande à M. Lisée si Sylvain Pagé ferait un excellent ministre de développement régional. «Il est sur la courte liste des excellents candidats», répond le chef. Cette liste qu’il affirme être composé de 10 noms.