Bacs bruns: Mont-Tremblant sur le qui-vive

Les nouvelles dispositions inquiètent le conseil


Publié le 14 février 2017

Le bac brun et le compostage devaient faire leur apparition sur l'ensemble du territoire Québécois en 2020.

©Photo TC Media - archives

Les prochaines heures vont être cruciales en ce qui touche l'avenir de la gestion des matières organiques à Mont-Tremblant.

Le maire de Mont-Tremblant Luc Brisebois a utilisé son droit de veto, lors d'une séance du conseil des maires du 23 janvier, pour empêcher l'adoption d'une résolution sur la gestion des déchets organiques dans la MRC des Laurentides.

Le maire voulait ainsi accorder plus de temps au conseil municipal et à la direction de la Ville afin d'analyser l'impact de la récente décision du gouvernement du Québec touchant les déchets organiques résiduels. Selon ces nouveaux critères, seules les municipalités de 5000 habitants ou plus devront offrir le service du bac brun d'ici 2019 sur au moins 70 pour cent de leur territoire.

Dans la MRC des Laurentides, il n'y aura que Sainte-Agathe-des-Monts et Mont-Tremblant soumis à l'obligation du bac brun sur une bonne partie de leur territoire.

Selon le maire Brisebois, ces nouvelles dispositions ont un impact considérable sur les coûts pour la Ville de Mont-Tremblant et ses contribuables.

Le maire a de plus mentionné qu'uniquement pour l'achat de bacs bruns, les contribuables de Mont-Tremblant pourraient avoir à débourser près d'un demi million de dollars.

Le conseil des maires de la MRC des Laurentides doit se réunir jeudi. Lors du caucus durant la journée, le maire Brisebois s'attend à se voir présenter des chiffres détaillés de l'impact financier pour Mont-Tremblant de l'exemption partielle ou totale accordée à la majorité des municipalités de la MRC des Laurentides.

La volonté du gouvernement provincial est de voir les matières organiques résiduelles complètement bannies de l'élimination en l'an 2020, par le biais du programme des bacs bruns et du compostage.