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6 juin 2018

Dans une proportion de 87,5 pour cent

La Caisse des Trois-Vallées accepte la fusion avec Mont-Tremblant

Les sociétaires de la Caisse Desjardins des Trois-Vallées ont voté largement en faveur d’un regroupement avec la caisse de Mont-Tremblant mercredi dernier (30 mai), lors d’une assemblée générale spéciale à l’hôtel de ville d’Huberdeau.

Yves Rouleau , journaliste

La caisse regroupée couvrirait un territoire d’une dizaine de municipalités .
La caisse regroupée couvrirait un territoire d’une dizaine de municipalités .
© Photo L'Information du Nord - Yves Rouleau

Sur les 112 sociétaires avec droit de vote, 98 se sont prononcés en faveur et 14 ont voté contre, une proportion de 87,5 pour cent.

Au même moment, à Mont-Tremblant, moins d’une quarantaine de sociétaires de la Caisse Desjardins de Mont-Tremblant se prononçaient en faveur (33 contre 3) du regroupement. Un vote favorable des deux tiers des sociétaires de chacune des deux caisses était nécessaire pour entériner la fusion.

La présidente du conseil d’administration de la Caisse des Trois-Vallées Danielle Hébert a indiqué que le regroupement entrerait en vigueur au mois de janvier 2019. La nouvelle caisse regroupée s’appellera la Caisse Desjardins de Mont-Tremblant.

Avant la tenue du vote, Mme Hébert a indiqué que le conseil d’administration était en faveur du regroupement. Mme Hébert a présenté les arguments qui l’ont fait pencher dans cette voie.

« Notre décision survient après des années de réflexion sur l’avenir de notre caisse », a précisé Mme Hébert.

Selon elle, le but est de rendre la caisse performante de sorte qu’elle puisse desservir ses sociétaires longtemps encore.

« La Caisse des Trois-Vallées est moins rentable qu’auparavant, mais elle reste une affaire intéressante dans un regroupement. Dans quelques années, ça pourrait être différent. Il ne faudrait pas manquer le bateau », a soutenu Mme Hébert.

Cette dernière a donné quelques indications des problèmes que rencontre actuellement la Caisse des Trois-Vallées. « Nous n’avons pas assez d’employés pour toutes les tâches », a-t-elle mentionné.

L’équipe restreinte a entraîné la décision peu populaire dans la communauté d’une fermeture pendant l’heure du lunch.

La caisse s’est par ailleurs retrouvée au moins une fois devant la perspective d’une fermeture de point de service pour une journée faute de rencontrer la norme minimum de l'entreprise de trois employés sur le lieu de travail, a relaté Mme Hébert.

En outre, un regroupement permettrait à la caisse d’accéder aux nouvelles technologies. Sans celles-ci, la caisse risque de perdre de l’attrait aux yeux de la clientèle, a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, le recrutement de personnel est difficile pour une petite caisse, surtout dans les emplois spécialisés demandant une formation, a indiqué Mme Hébert.

Points de vue divergents

Quelques sociétaires ont par ailleurs pris la parole, les uns pour critiquer un regroupement et les autres pour afficher leur scepticisme. On a en outre souligné que le nombre d’employés au point de service de Saint-Faustin-Lac-Carré avait chuté drastiquement (de 16 à 2) quelques années après la fusion avec Mont-Tremblant. La promesse de garder les points de service d’Huberdeau et Brébeuf à moyen terme a été mise en doute. On a également questionné les économies d’échelle promises. Le Mouvement Desjardins a essuyé des critiques pour « s’être mis à penser comme les banques ». Un autre intervenant a soutenu que la Caisse des Trois-Vallées perdrait son identité après le regroupement.

Yves Rouleau , journaliste

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