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10 mai 2018

Une grève dans le transport scolaire?

La Commission scolaire des Laurentides (CSL) fera partie des 32 commissions scolaires qui devraient subir les contrecoups d'une grève des chauffeurs d'autobus scolaire.

Les conducteurs scolaires de la CSL et de la Commission scolaire anglophone Sir Wilfrid Laurier seront en grève le 15 mai, à moins d'un accord avec la province.
Les conducteurs scolaires de la CSL et de la Commission scolaire anglophone Sir Wilfrid Laurier seront en grève le 15 mai, à moins d'un accord avec la province.
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C'est la date du 15 mai, soit mardi prochain, qui est retenue pour débuter cette grève. C'est le choix qu'a fait environ 2200 conducteurs d'autobus scolaires, d'un bout à l'autre du Québec. Au total, 110 000 élèves se retrouveront en congé forcé de classe.

Les chauffeurs ont choisi ce moyen de pression afin de forcer la main au gouvernement provincial, qui, présentement, n'accepterait pas de se pencher avec eux sur l'amélioration de leur salaire et de leurs conditions de travail.

Les revendications des conducteurs sont multiples. Ils demandent tout d'abord une augmentation de 2600$ par année, et souhaitent que leur salaire soit indexé annuellement au coût de la vie. Les conditions de travail sont aussi au coeur du litige.

Rappelons que le salaire des chauffeurs d’autobus est négocié avec les transporteurs scolaires, qui sont des entreprises privées. Cependant, ce sont les commissions scolaires (et donc ultimement, le gouvernement provincial, qui finance les commissions scolaires) qui allouent une enveloppe aux transporteurs.

En entrevue à Radio-Canada, le 1er mai, le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux, expliquait la situation ainsi: « S’il manque de financement gouvernemental, les commissions scolaires ont une enveloppe restreinte. Elles cherchent tous les moyens pour économiser de l’argent et mettent de la pression sur les transporteurs. »

Les 44 syndicats de chauffeurs d’autobus scolaires affiliés à la FEESP-CSN demandent donc au gouvernement de revoir le financement des transporteurs scolaires à la hausse, mais également la façon dont ils sont financés. Ils ont déjà voté une grève de six jours, mais pourraient débrayer à nouveau dans la semaine du 28 mai, si rien n’est réglé d’ici là.

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