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Entraînement de l'armée à Amherst

L’église St-Rémi transformée en hôpital militaire

Par Michel Legault. Les résidants du noyau villageois de Saint-Rémi d’Amherst ont eu la surprise de voir l’armée débarquer dans leur coin de pays, le 14 avril.

C'est à l'intérieur de l'église que les figurants jouant les blessés ont été transportés. Le personnel médical militaire devait ensuite simuler leur administrer des soins.
C'est à l'intérieur de l'église que les figurants jouant les blessés ont été transportés. Le personnel médical militaire devait ensuite simuler leur administrer des soins.
© Information du Nord – Michel Legault

La municipalité a en effet été l’hôte toute la journée d’une simulation d’accidents routiers dans des conditions de crise de verglas. On retrouvait sur place les pompiers et les premiers répondants de la Régie incendie Nord-ouest Laurentides (desservant Amherst), mais aussi des membres de la 51e Ambulance de campagne de la réserve des Forces armées canadiennes qui étaient encadrés par des militaires réguliers du 41e Centre de services de santé des Forces canadiennes de Longue-Pointe.

Pour l’occasion l’église du village, transformée en hôpital de campagne, et son terrain adjacent étaient occupés par des scènes d’accidents où le but de l’exercice consistait à extirper de leur fâcheuse position des figurants et à leur prodiguer les soins définis selon les protocoles d’interventions. Les figurants accidentés étaient joués par les Cadets de l’air de Mont-Tremblant de l’escadron 716 Laurentien.

Un hôpital de fortune à l’église

Le lieutenant Vongchanh de la 51e ambulance de campagne nous décrit l’exercice auquel s’emploie son groupe de réservistes. « Notre exercice simule une intervention lors d’une crise de verglas en support aux autorités civiles. Dans le scénario de l’exercice, le verglas est partout et les routes ne permettent pas de transporter les accidentés à l’hôpital qui est loin. Nous précédons à l’installation d’un hôpital de campagne qui permettra de stabiliser les blessés avec différents niveaux de gravité en attendant de les transporter. Nos réservistes sont de plusieurs niveaux médicaux différents comme infirmiers, médecins et assistants. Cet exercice nous le faisons une fois par année selon différents scénarios possibles autour de la garnison de Longue-Pointe à Montréal. »

Le directeur de la Régie incendie Nord-ouest Laurentides, Jean Lacroix, explique les objectifs de ces grandes pratiques. « La nouvelle Régie, qui existe depuis deux ans, fait une fois l’an une simulation majeure dans le cadre d’exercices de maintien de la compétence. Elle implique les pompiers et les premiers répondants des trois districts de la Régie. Cet exercice se fait en deux groupes, un l’avant-midi et l’autre en après-midi, afin de maintenir dans chaque municipalité les effectifs suffisants en poste.»

« Aujourd’hui, notre pratique majeure reproduit un carambolage urbain avec des victimes présentant différents niveaux de gravité. En plus des exercices de désincarcération, il y a aussi l’implication d’un déversement de matière dangereuse dans l’environnement. Une soixantaine de pompiers participeront aujourd’hui à cet exercice.»

Des moyens de communications limités

Le directeur du service des premiers répondants de la municipalité hôte, Yves Duval, insiste pour sa part sur un besoin pressant pour Amherst. « Les communications d’urgence sont problématiques dans les zones montagneuses de la municipalité, plus particulièrement dans le secteur Vendée. Les communications lors d’interventions se font par cellulaires mais la couverture du territoire n’est pas complète. Nous devons compenser avec le service 9-1-1 de Mont-Tremblant et par un réseau radio. Nous avons besoin de tours cellulaire pour le secteur Vendée ».

Toutefois, cette réalité du terrain n’a pas affecté l’exercice, selon M. Duval. « Un effort particulier a été fait en début de journée pour ajuster nos protocoles d’interventions qui sont différents entre les pompiers, les premiers répondants et les militaires. Le présent exercice contribue à mieux connaître le travail de chacun, les différences et les adaptations nécessaires. La nouvelle régie qui gère à la place de chaque municipalité demande une adaptation et c’est par concertation au poste de commandement qu’il est possible de s’ajuster et mieux travailler avec les différents groupes impliqués », conclut-il.

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