L'Information du Nord 819 425-8658  

Partager:
12 janvier 2018

Un nombre d’appels record à Mont-Tremblant en 2017

Les pompiers très sollicités…mais pas pour le feu

Yves Rouleau , journaliste

Mont-Tremblant a été touché par certaines des pires inondations de son histoire au printemps 2017. La crue des eaux s’est même répétée à l’automne, une situation hautement inhabituelle. Les pompiers ont été sollicités pour évacuer des résidents en détresse ou pomper l'eau des sous-sols inondés, entre autres.
Mont-Tremblant a été touché par certaines des pires inondations de son histoire au printemps 2017. La crue des eaux s’est même répétée à l’automne, une situation hautement inhabituelle. Les pompiers ont été sollicités pour évacuer des résidents en détresse ou pomper l'eau des sous-sols inondés, entre autres.
© Photo archives

Un nombre record d’appels ont été logés au Service de sécurité incendie de Mont-Tremblant en 2017. Fait surprenant, ce n’est pas le nombre accru des incendies, mais bien les demandes d’intervention liées aux intempéries et inondations qui ont fait exploser le nombre des appels.


Le directeur Mathieu Darmana a indiqué qu’un chiffre jamais atteint de 486 appels a été effectué au service. « On ne note pas, par contre, beaucoup plus d’appels pour des incendies qu’une année normale », a mentionné le directeur.,

Un nombre plus élevé que la moyenne d’appels liés à la météo a été enregistré, a-t-il précisé. Les arbres et branches brisées bloquant des routes, des automobilistes ou des résidents en détresse à la suite d’inondations et de crues des eaux ont entraîné un grand nombre des appels chez les pompiers, a-t-il indiqué.

« On peut sans doute faire un lien avec les changements climatiques. Ce genre d’appels au service des incendies va aller en augmentant », a-t-il laissé entendre.

Les services d’incendies vont devoir prévoir des équipements pour des interventions relatives aux intempéries à l’avenir, croit-il. De ce côté, le directeur estime que le service de Mont-Tremblant est bien pourvu.

« S’il y a une leçon à retenir de tout ça pour les citoyens, c’est qu’il leur faudra se prémunir contre des intempéries qui peuvent provoquer des fermetures de routes ou des pannes d’électricité prolongées. Il serait prudent de prévoir une autonomie de 72 heures », estime le directeur du Service de sécurité incendie de Mont-Tremblant.

Changements climatiques

Du côté d’Environnement Canada, on ne s’aventure pas à dire que les changements climatiques ont causé des intempéries qui auraient eu un grand impact au niveau des services d’urgences comme les pompiers.

« Par contre, lorsqu’on consulte les études et les simulations, les données pointent vers des températures plus chaudes et davantage de précipitations. Les tempêtes et les inondations pourraient se produire de manière plus répétitive », a indiqué le météorologue Alexandre Parent.

Pour ce qui est de 2017, le météorologue constate que l’année a été marquée de fortes inondations qui ont perduré longuement jusqu’à des dates tardives au printemps.

Partager:

Yves Rouleau , journaliste

  • Courriel

À ne pas manquer