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Le «chef» passe le flambeau: Luc Champagne prend sa retraite

Après 19 ans à la tête des pompiers de Mont-Tremblant


Publié le 27 juin 2017

Luc Champagne compte plus de 30 ans de carrière à titre de pompier à la Ville de Mont-Tremblant Il a agi comme directeur adjoint pendant 4 ans et 15 ans à titre de directeur du Service de sécurité incendie.

©Photo TC Media - Yves Rouleau

Le seul directeur de la Sécurité incendie de Mont-Tremblant depuis la fondation de la ville, Luc Champagne, va prendre sa retraite à l'été 2018, après plus de 30 ans comme pompier à Saint-Jovite et Mont-Tremblant.

Luc Champagne va rester pour toujours lié à l'histoire de Mont-Tremblant, puisque c'est lui qui en aura été son premier directeur du Service des incendies en 2002. En juillet, il va céder son poste à la direction à Mathieu Darmana. Il demeurera néanmoins en fonction, dans un rôle de conseiller spécial pendant une période de un an. Il aura 63 ans au moment de sa retraite.

«Ma plus grande satisfaction et mes plus grandes difficultés, je les ai connues en mettant sur pied le service unifié de la Sécurité incendie, en regroupant les services de Saint-Jovite et du village de Mont-Tremblant», mentionne le directeur.

Il s'agissait de deux équipes distinctes avec des approches et des façons de faire différentes, se rappelle-t-il.

Le maître d'oeuvre

Le conseil municipal de la nouvelle Ville de Mont-Tremblant avait donné un vote de confiance à son chef pompier de Saint-Jovite pour être le maître d'œuvre de l'unification.

«Notre service de pompiers de Saint-Jovite avait en fait plus d'affinité avec Saint-Faustin-Lac-Carré qu'avec le village de Mont-Tremblant. Une des premières choses que j'ai faites a été d'assigner des officiers de l'équipe de Saint-Jovite à Mont-Tremblant et ceux de Mont-Tremblant à Saint-Jovite pour favoriser l'esprit d'unité», a-t-il confié.

Le seul défi n'était pas là, explique-t-il. Dans les années qui avaient précédé la fusion, le territoire de la nouvelle ville avait connu une grande expansion, avec l'apparition d'hôtels modernes et la multiplication des édifices de logements en copropriété.

La nouvelle équipe de pompiers devait s'adapter rapidement, relate Luc Champagne, à du nouvel équipement et de la formation toujours plus poussée. «Nous sommes passés d'un service d'incendie de village à grande ville en quelques mois», souligne-t-il.

Le Montréalais d'origine a réussi à relever le défi de la fusion avec son équipe pour en faire un service de Sécurité incendie qui compte deux casernes, huit véhicules d'intervention en plus d'équipement spécialisé comme celui pour le sauvetage nautique et, surtout, une quarantaine de pompiers.

«Les élus m'ont toujours appuyé»

«Je dois absolument parler du conseil municipal. Je n'aurais jamais pu diriger le service pendant aussi longtemps, sans la confiance du conseil. Les élus m'ont toujours appuyé. Pour ma part,  je leur ai toujours donné l'heure juste. Il y avait un bon lien de communication. Lorsque vous demandez à des élus de dépenser au-delà d’un million de dollars pour l'achat d'un camion d'incendie, il faut se présenter devant eux avec de bons arguments et qu'ils aient confiance en vous», mentionne Luc Champagne.

L'adolescent montréalais qui s'était mis à rêver de combattre les feux de forêt en a fait du chemin, avant d'obtenir son poste de pompier à Mont-Tremblant et la confiance du conseil municipal.

Avec son diplôme en foresterie du Collège John-Abbott en poche, il a décroché un emploi comme agent de protection avec la SOPFEU (Société de protection des forêts contre le feu), à Maniwaki.

L'organisme lui a ensuite confié un poste de responsable pour le bureau de Saint-Jovite. Dans sa ville d'adoption, il s'est porté volontaire pour agir comme pompier «pour occuper de manière utile et agréable» ses temps libres en hiver, en saison creuse pour la SOPFEU.

Le pompier déterminé à se perfectionner , passionné par la lutte aux incendies et au tempérament de meneur n'a pas tardé à retenir l'attention des dirigeants de la Ville de Saint-Jovite qui lui ont proposé la charge de directeur adjoint de la Sécurité publique, ce qui l'installait en fait comme chef des pompiers, quatre ans avant la fusion qui a créé la Ville de Mont-Tremblant.