Le laser pour éloigner les oiseaux ravageurs du site d’enfouissement

RIDR


Publié le 9 mars 2017

Parmi les oiseaux qui polluent la RIDR à Rivière-Rouge, des familles de goélands, semblables à celui-ci. La direction veut maintenant utiliser le laser pour les éloigner du site d’enfouissement.

©TC Media - Ronald Mc Gregor

La Régie intermunicipale des déchets de la Rouge (RIDR) ouvre ses portes à une jeune entreprise de Montréal. LockBird possède une technologie pour éloigner les goélands avec le laser. Le système est déjà efficace en Europe, pourquoi pas ici ?

Le directeur de la RIDR, Marc Forget, présente cette technologie qui sera appliquée sur le site d’enfouissement ce printemps.

«Ce sont de jeunes ingénieurs frais d’une université de Montréal et ils ont eu l’idée de déployer un système qui utilise le laser. En Europe, ça existe, mais de façon manuelle. Eux proposent de mettre une tourelle de laser robotisée qui détecte les oiseaux. Quand un oiseau, spécifiquement un goéland, tournoie au-dessus du site d’enfouissement, le laser pointe vers le sol inégal où il crée des formes différentes chaque fois.»

Marc Forget remarque que les oiseaux de ce type sont intelligents et mémorisent tout: les sols, les sons, etc., ce qui leur permet d’éviter les dangers.

«Le défi que l’on a avec l’effarouchement d’oiseaux, c’est l’accoutumance. Les oiseaux s’habituent à tout.» Et au laser ? Il faut attendre dit-on.

Cette technologie est silencieuse comparée à celles utilisées actuellement: la pyrotechnique et le canon propane. Moins cher aussi.

Sans danger

Le laser, selon les normes gouvernementales, sera sans danger pour les employés de la régie et les visiteurs ni ne tuera les oiseaux.

La capacité de la machine ? C’est étonnant! Marc Forget, directeur de la RIDR

La RIDR est le banc d’essai pour LockBird qui sera sur place pour la pose des instruments dès ce printemps. Le cofondateur de LockBird, Mathieu Hamel, à L’Information du Nord: «On veut mettre cette technologie-là, faire les premiers tests, dans environ deux mois et commencer à l’intégrer puis voir à la renforcer sur le terrain.»

Le seul défi aux yeux du directeur réside dans les journées ensoleillées où il croit que le laser pourrait avoir une efficacité réduite.

«C’est sûr que quand il fait gris, il n’y a pas de problème. Eux nous disent qu’ils ont l’équipement pour atteindre un taux acceptable.»

Mathieu Hamel assure Marc Forget que l’entreprise travaille effectivement sur le sujet pour qu’il fonctionne à 200 mètres.

«Le laser ne va pas à la même distance en plein milieu de la nuit qu’une journée ensoleillée à midi. Peu importe la journée, notre but c’est d’avoir la même efficacité.»

LockBird fera aussi le décompte des oiseaux sur le site.