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5 décembre 2017

Ex-défenseur des Diables de Mont-Tremblant

Un accident brise le rêve de Tommy Carmel

À cause d’un improbable accident de la route survenu en juin dernier, Tommy Carmel a dû faire une croix sur sa carrière de joueur de hockey. Jamais plus ce solide défenseur de 20 ans ne pourra endosser le chandail #65 des Diables de la LHJAAQ, ni aucun autre chandail d’équipe de niveau compétitif ou avec contact.

René-Pierre Beaudry , journaliste

Tommy Carmel a cru au début pouvoir faire fi du sévère avertissement des médecins-spécialistes qui l’ont soigné à l’hôpital Sacré-Cœur. Il s’est heureusement ravisé depuis.
Tommy Carmel a cru au début pouvoir faire fi du sévère avertissement des médecins-spécialistes qui l’ont soigné à l’hôpital Sacré-Cœur. Il s’est heureusement ravisé depuis.
© Photo Information du Nord - René-Pierre Beaudry

Improbable accident? Tout à fait.

Il est environ 13h30, ce vendredi 30 juin 2017. Tommy vient de quitter son travail chez Groupe Crête, à Saint-Faustin-Lac-Carré.

Il roule sur l’autoroute 15 Sud à vitesse réduite – peut-être à 80 km/h - au volant de sa Honda Civic 2008. Il s’en va rejoindre son père à Sainte-Marguerite. La roue avant gauche de son véhicule vibre d’une étrange façon, puis quelque chose lâche dans la direction. Perte de contrôle immédiate. Son auto percute violemment une grosse masse rocheuse dans le fossé. Série de tonneaux, bruit de ferraille et de verre qui éclate. Puis le calme plat et un silence lourd. Du sang lui coule sur le visage et dans le cou. Beaucoup de sang.

Étourdi, il remarque qu’un coussin gonflable pend mollement du côté passager de son auto, mais pas celui de son volant qui ne s’est pas déployé au moment de l’impact. Tommy se glisse péniblement à l’extérieur du véhicule. Il marche sur l’accotement en titubant. Une autopatrouille de la SQ survient. Bien qu’étourdi, le jeune gaillard donne calmement son nom et le numéro de téléphone où on pourra informer son père de ce qui vient de lui arriver. Puis, les lumières s’éteignent.

Fini le hockey de contact

« Je me suis réveillé deux jours plus tard, le dimanche soir, dans un lit de l’hôpital Sacré-Cœur (où sont soignés beaucoup d’accidentés traumatisés crâniens, NDLR) », enchaîne-t-il.

Un tube – un drain - lui sort du crâne pour aider à résorber une hémorragie. « On m’a fait passer beaucoup de scans et de radiographies. J’avais le crâne fracturé. On devait attendre encore 48 heures avant de savoir si je devais subir ou pas une intervention chirurgicale. J’ai obtenu mon congé d’hôpital au bout de cinq jours. »

C’est son père qui lui a appris la nouvelle : il ne fallait pas prendre de chance vu la gravité de la fracture crânienne qu’il avait subie dans l’accident. Ses médecins recommandaient fortement que Tommy ne joue plus au hockey de compétition ou avec contact. Un nouveau choc à la tête risquerait d’avoir pour lui de graves conséquences.

« Au début, je n’ai pas pris cette nouvelle très au sérieux », soupire-t-il. « Comme j’étais en bonne condition physique au moment de l’accident, je récupérais bien. Je ne ressentais pas de douleur – sans doute à cause des médicaments qu’on m’avait prescrits, mais ça, je n’en étais pas conscient à ce moment-là. »

Son entourage a insisté : l’avertissement des médecins est sérieux. Tommy a fini par se faire une raison, d’autant plus que son ami Anthony Lafleur lui a proposé de se joindre à lui et à Martin Decelles dans le personnel d’entraîneurs de l’équipe Midget AA des Montagnards de Sainte-Agathe-Mont-Tremblant.

« La transition de joueur à instructeur a été un peu difficile au début, mais ça va de mieux en mieux », termine-t-il. « Dommage quand même. Il me restait encore deux autres années à jouer avec les Diables de Mont-Tremblant. Je voulais ensuite passer au hockey Senior. Je dois maintenant oublier tout ça. »

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René-Pierre Beaudry , journaliste

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